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Les experts télécoms qui ont investi dans Onoff : Franck Chevalier

Franck Chevalier travaille dans les télécoms depuis 1999 et s’est forgé son expérience en se spécialisant dans les réseaux. Serial entrepreneur, il a fondé FC Telecom qui propose des solutions de téléphonie et Internet pour les entreprises : SIM Machine to Machine ; numéro en 08 ; système de VOIP ; équipement en VPN et fibre. Pourquoi cet expert des télécoms a-t-il investi dans Onoff ? Quelles sont les évolutions du marché dont Onoff est un acteur ? Témoignage.


Comment évoluent les télécoms ces dernières années ?


C’est un peu toujours la même chose : la voix va migrer vers de la data. Les gens communiquent par mail, ou en utilisant beaucoup de données. Aujourd'hui, on n'envoie plus de texto mais des whatsapp : on utilise le net du début à la fin. La fibre et 5G vont permettre d’en finir avec les lignes cuivre RTC, et offrir beaucoup de débit pour toutes les vidéos à la demande et les jeux en ligne. 5G et fibre vont se déployer dans toutes les entreprises et tous les foyers. Désormais, l’enjeu n’est plus dans le réseau mais dans le contenu. On le voit avec un acteur comme Orange qui se diversifie beaucoup et propose désormais des médias, des chaînes de foot et de la banque. Et bien sûr, le marché subit toujours la forte présence des Américains.

La 5G va permettre des développements comme celui de la voiture autonome : elle permettra aussi bien de piloter l’automobile que de regarder son film en streaming à l’arrière. Le réseau Machine 2 Machine en France est de plus en plus présent avec la domotique, les objets connectés. On pourra ainsi connecter sa valise pour la retrouver, utiliser des capteurs pour savoir s’il faut arroser un champ ou pas, utiliser les données du patient pour savoir s’il faut poursuivre un traitement ou pas. Toutes ces innovations sont liées aux télécoms.


Onoff propose de se créer un second numéro, français ou étranger, depuis une simple application mobile. En quoi Onoff s’inscrit-elle dans ces évolutions ?


Onoff s'intègre dans un changement d'utilisation du téléphone. L’usage n’est plus unique mais multiple : pour le pro, pour le perso, pour un besoin éphémère, pour avoir son numéro à Londres ou Dubaï, pour protéger sa vie privée, ou sa double vie (ce qui est plus courant qu’on ne le pense).


Grâce à Onoff Business, on peut accéder à son numéro pro depuis son portable personnel, via l’application. En quoi Onoff business peut-il aider les entrepreneurs en cette période de pandémie ?


Salariés et patrons s’habituent au télétravail. D’autant plus que la crise sanitaire n’est pas finie et pourrait revenir en hiver. On est là pour aider et pour accompagner ce télétravail. Les salariés doivent rester joignables. Les entreprises doivent donc mettre en place un numéro pro dans le téléphone personnel du salarié. Un deuxième téléphone par salarié, c’est trop coûteux et ça pollue trop. Et puis ce n’est pas pratique : on ne sait même pas lequel des deux sonnent dans son sac. Un second numéro avec Onoff est une bonne solution.


Quel est votre parcours de chef d’entreprise ?


J’ai créé plusieurs entreprises en France, la première en 2002 et la deuxième en 2005 qui est devenue FC Telecom. Nous proposons des solutions de télécommunications aux entreprises et nous travaillons plus spécifiquement avec les professionnels des secteurs de la sécurité des biens et des personnes. Parmi nos 300 clients, on trouve des centres de télésurveillance, d’assistance à personnes âgées, des sociétés de gardiennage. Nous sommes spécialisés dans les communications Machine to Machine.

Nous générons un CA de 4 millions d’euros, dans un secteur des télécoms très concurrentiel où la réglementation change rapidement et où l’on doit sans cesse s’adapter aux baisses tarifaires en faisant plus de volume.


Comment êtes-vous arrivé dans les télécoms ?


En 1999, j’ai changé de métier et je suis arrivé dans le milieu de la téléphonie. Je me suis rendu compte du potentiel du marché et j’ai choisi de monter ma propre entreprise. Je suis un expert dans mon domaine, les réseaux télécoms (internet, voix, data), dans lequel je me suis spécialisé en autodidacte. Je ne suis pas un spécialiste du hardware : j’achète des minutes et je les revends.


Comment avez-vous connu Taïg Khris, le fondateur d’Onoff ?


Grâce à mon réseau. Taïg Khris est venu me présenter son projet Onoff. Il avait besoin de fonds sachant qu’il s’était lancé avec l’aide de sa famille et de ses amis mais sans investisseurs et experts du marché. J’ai choisi d’investir car le concept était intéressant, même si aujourd'hui il faut être très vigilant car on est vite copié. Moi-même, j’ai été le leader en M2M, en générant marge et CA, mais aujourd’hui on est nombreux dans ce secteur.


Avant, un numéro de portable était lié à une carte SIM. Avec Onoff, les numéros de portable sont désormais dans le cloud, accessibles depuis n’importe quel appareil. Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet ?


J’ai toujours dit que les cartes SIM n’allaient pas perdurer et j’avais vu une érosion chez leurs fabricants. C’est une technologie vieillissante, alors que désormais les téléphones sont de véritables ordinateurs, dont l’usage va encore s’intensifier notamment en devenant des moyens de paiement. À travers Onoff, j’ai voulu soutenir une boîte française, qui investit en France et parvient à lever des fonds alors que c’est plus compliqué à réaliser dans nos frontières. J’aime investir dans des services aux revenus récurrents.

Aujourd’hui, on voit des concurrents d’Onoff se réveiller et c’est pour cela qu’il faut prendre des parts de marché et avoir de l’avance. Le partenariat avec Bouygues Telecom est un appui fort qui va permettre de diffuser rapidement la techno d’Onoff.


Quel genre d’investisseur êtes-vous ?


J’investis en bon père de famille, dans l’immobilier - un secteur qui ne connaît pas la crise - et dans quelques entreprises. Avec la crise, je suis méfiant concernant de nouveaux investissements. Le concept d’Onoff est prometteur, il faut maintenant veiller à bien le faire évoluer, premièrement à l’échelle nationale, puis à l’international. Le parcours atypique de Taïg dans le milieu peut être un handicap. J’ai été salarié dans la téléphonie, puis j’ai eu ma première société, puis la seconde : je suis crédible dans un secteur seulement maintenant...


Quelles sont les qualités que vous cherchez chez un entrepreneur ?

  • Une bonne idée

  • De l’enthousiasme

  • De la motivation

Des qualités qui sont présentes chez Taïg. L'entrepreneuriat est un marathon, donc il faut aussi avoir beaucoup d'entraînement pour passer toutes les étapes.


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