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Ces spécialistes des télécoms qui ont investi dans Onoff : Jean-René Alonso

Parmi les investisseurs qui soutiennent Onoff, on trouve des spécialistes du monde des télécoms tels que Jean-René Alonso, président de Remmedia, passé par France Telecom. Pourquoi a-t-il parié sur l’avenir d’Onoff ? Réponses.



Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?


Je suis Jean-René Alonso, 47 ans, président de Remmedia, une société qui a commencé son activité dans les télécoms. Notre solution proposait des numéros intelligents et nous avons évolué vers des solutions de call tracking (qui permettent de savoir quel mot clé génère des appels) puis une offre logicielle cloud de centre d’appels multicanal unifiant la relation client (voix, email, chat, whatsapp..). Remmedia génère 30 millions d’euros de chiffre d’affaires et compte 10 collaborateurs.


Quelle est votre expérience dans les télécommunications ?


Je suis arrivé dans les télécoms par le biais des livres anciens ! La société pour laquelle je travaillais, Librissimmo, qui rééditait des livres anciens, a été racheté par Alapage propriété de France Telecom. J’ai vécu la période de libéralisation des télécoms avec le passage d’un opérateur national France Telecom, à une multiplicité d’acteurs, notamment indépendants tels que Colt Télécommunications. J’ai travaillé dans ces deux types d’entreprises. Je ne suis pas un spécialiste des réseaux, mais je m’intéresse au marketing des télécoms. C’est ce qui m’a amené à créer Remmedia et investir dans Onoff.


Onoff permet de se créer autant de numéros de portable qu’il y a d’usages : numéro perso, pro, temporaire. Comment avez-vous connu le projet ?


Je fais partie du think tank d’entrepreneurs, The Galion Project, et lors d’une session de travail au Venezuela, j’ai rencontré Taïg Khris. Au bout de la première journée, il trahissait sa nature d’explorateur en ayant trouvé le moyen de s’échapper en kite et de visiter les îles alentours. Le soir-même, je me suis retrouvé à sa table et Taïg a présenté son projet avec son enthousiasme légendaire, mais aussi avec précision, sous le feu nourri des questions des différents entrepreneurs présents. J’ai tout de suite été intéressé par sa personnalité atypique : il ne sort pas du sérail des grandes écoles et s’apparente plus à la première vague des entrepreneurs du numérique comme Xavier Niel.


Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet ?


Quand on me présente un projet, je commence toujours par voir s’il peut résoudre un problème pour mon usage personnel et professionnel. La solution me paraissait pertinente pour un usage personnel mais aussi professionnel. Onoff peut offrir des réponses intéressantes en terme de call tracking sur la base de numéros de portable. Certains services - comme Société.com - tirent leurs revenus d’une mise en relation. Mais comment savoir qu’un client a reçu un appel grâce à votre site ? Aujourd’hui, on utilise des numéros fixes de redirection, demain nous le ferons avec des numéros de portable.


Vous avez investi dans une vingtaine de sociétés. Quel genre d’investisseur êtes-vous ?


J’ai eu deux périodes dans ma carrière d’investisseur. Dans une première phase, j’ai été un silent partner : je mettais de l’argent et j’attendais les bénéfices. Tous ces investissements ont échoué, une bonne leçon ! Désormais, je participe aux meetings et j’interviens dans les réflexions stratégiques. Avant d’investir, je regarde beaucoup la personnalité de l’entrepreneur, sa capacité à délivrer, son track record (ce qu’il a fait avant - même si ça a été un échec, je regarde surtout si il a réussi à livrer le produit) et je m’intéresse aux autres investisseurs présents.


Que cherchez-vous chez un entrepreneur ?

Je regarde trois qualités :

  1. La capacité à délivrer, car tout le monde peut avoir de bonnes idées mais encore faut-il les réaliser.

  2. La capacité à fédérer, car il est important d’avoir une bonne ambiance de travail dans les entreprises.

  3. La capacité à s’associer avec de bons profils.

Le parcours de Taïg a montré qu’il était capable de tout cela et également d’endurer les moments difficiles.


Comment voyez-vous l’avenir des télécoms ?


Le modèle économique d’un paiement à la consommation évolue vers un modèle de forfaits et avec un besoin de marketing grandissant. Avec la crise, on a vu des lancements de produits ratés (UMTS Visio en 2004) devenir des produits acceptables. Ainsi avant la crise, on avait pour coutume de bloquer sa caméra, désormais se montrer lors d’une conférence est passé dans les moeurs. Nous avons réussi enfin à aligner les usages et les offres (Zoom, Meetme…). On assiste aussi à la fin du numéro de téléphone fixe traditionnel pour aller vers un numéro unique personnel qui pourra nous suivre toute la vie.


En quoi Onoff participe de ces évolutions ?


Onoff s’inscrit dans les besoins de portabilité des solutions téléphoniques, grâce à son ancrage dans le cloud. Onoff a deux gros avantages : une portabilité multi-device, c’est-à-dire la possibilité d’utiliser un même numéro sur plusieurs appareils. Et deuxièmement : assurer la disponibilité tout en permettant de protéger sa vie privée. Aujourd’hui, on veut choisir les personnes qui peuvent nous contacter et quand elles peuvent le faire. Onoff intègre tous les éléments qui correspondent à l’évolution des télécoms : gestion de la vie privée (comme pour nos adresses email, on veut désormais choisir à qui on donne son numéro de portable), un numéro qui vous suit toute votre vie, une portabilité dans les différents pays… Toute personne qui a essayé de vendre un téléphone sur LeBonCoin sait que l’on peut être appelé à n’importe quelle heure, y compris la nuit, par les acheteurs. Avoir un numéro dédié que l’on peut déconnecter fait désormais partie de nos besoins.


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